Un peu de tout dans le même panier...
Le long hiver qui, le vilain moche, avait déjà bien croqué sur l'automne, va prendre fin d'ici quelques jours. Enfin, selon le calendrier. On annonce le printemps. Oui, le-prin-temps. Ce petit mot qui évoque en moi un bouillonnement intérieur, une sorte de résultat de copulation frénétique entre un coca et un mentos. Voilà, c'est ça. Qui plus est, les rayons du soleil se sont décidés, ce week-end et tout ce début de semaine, à pointer le bout de leur nez. Ce fut le cas dans presque toute la France mais je peux vous dire qu'en Normandie, ça nous fait tout drôle. A moi en tout cas, qui n'aime ni le froid, ni le vent, ni la pluie (et encore moins cette bruine bien pénible qu'on a chez nous), ça me donne des papillons dans le ventre, des envies de sieste au soleil, de jardin, de sirop de menthe en feuilletant un Cosmo. Sauf que voilà. Je me sens un peu comme Claude François qui chouinait derrière ses carreaux (quand on travaille que le ciel est beau) car, bien évidemment, c'est l'après-midi que la lumière printanière fait son show. Le soir, encore un peu, mais à ce moment-là, je suis bien souvent dans les bouchons qui me ramènent lentement à la maison. Quand j'arrive, il fait sombre et gris. Lamentation. Qu'il doit faire beau sur les routes, ouais ouais, cause toujours.
Lunettes de soleil en forme de pommes - Asos
Donc, je m'ennuie. Grave. Et comme je m'ennuie, je fouine sur le net, je me fais du mal et, en plus, je dépense plus que je ne possède. Je collectionne les commandes vente-privee à tel point que je ne sais plus deviner ce que c'est lorsque je reçois un carton, et que la petite dame du relais colis me maudit d'encombrer son troquet. Non, vraiment, ça ne va plus. Je suis donc en sevrage (raisonnable, le sevrage, je m'autorise des trucs quand meme). Surtout que j'ai commencé à empiler des petits trucs bien sympa qui sentent bon le soleil et les vacances mais que le temps hésitant ne me permet pas de porter donc je suis abonnée au style moche bibendum-goutte-au-nez avec les chaussettes bien chaudes, collants en laine sous le gros jean, surcouches de t-shirts, etc. Et puis, c'est un peu moins difficile de se priver car en ce moment, c'est la maison qui bénéficie de nos efforts (et mon paternel en maître d'oeuvre). Nous avons donc tout juste terminé l'arrière cuisine (on peut marcher dedans, youpiii) et on s'attaque bientôt à la construction d'un dressing de folie. Enfin, avec des tringles pour pendre des vêtements et des étagères, quoi. Mais avec de belles portes qui coulissent et avec tout ça, il n'y aura plus de piles de vêtements errant au sol. On a aussi réussi à désencombrer un peu le salon en nous délestant de 2 canapés ! Wouhou, là aussi, on respire, on marche, on court même, là où auparavant il fallait escalader.. merci les potes et merci leboncoin !
Dressing © Fly (un poil trop grand pour notre chez nous)
Dressing © Conforama (voilà ce sera plus dans cet esprit là, avec des portes)
Avec tout ça, j'ai des envies folles de jardin, je vous disais plus haut. Sauf que la petite courette qui se trouve derrière la maison (plein nord et entourée de grands murs, dommage), est blindée d'ustensiles de jardinage (inutiles car euh non franchement, vous me voyez avec ma foufourche et mon chapeau de paille?) et le sol est fait de gravillons. Les gravillons, c'est pratique mais c'est moche et ce n'est pas très jardin. Le vert, l'herbe, ça, c'est jardin. Bref. Vous l'avez compris, je n'ai qu'une idée en tête depuis quelques semaines : défoncer mon dehors pour y dégager tout le bazar, débroussailler un bon coup et coller de la pelouse. Genre j'ai des envies de pelleteuse quoi. Que je puisse profiter des mois d'été dans une chaise longue à la siroter, ma menthe / à faire des barbecues sans être obligé de retourner à l'intérieur / à faire des mini garden parties avec mes copines et leurs nains / à prendre des petits dej oeuf cocotte / et plein d'autres choses. Si ça se lance je vous ferai un petit reportage avant / pendant / après telle une Valérie Damidot du gazon.
© Casterman
et non...
© Esprit Tordu
Ah, et puis, je n'ai pas parlé de la journée de la femme (pas que je m'en foute mais les dérives commerciales fleuriste/fringues/autres alors que c'est une idée politique me tapent un peu sur le système) mais je vais parler de la journée du ménage ! Rapport de cause à effet zéro, ne cherchez pas. Demain débarquent à la maison 5 charmants asiatiques qui font leur études en Suède et qui viennent visiter la Normandie. Le couchsurfing c'est cool, sauf quand la vérité t'écrase en pleine tête la tarte que voici : ta maison n'est ni rangée, ni pratiquable, ni propre. Ce soir, donc, ce sera torchon chiffon carpette serpillère allez hop et que ça prille !
Vous l'aurez compris, je cours partout pour gérer ma maison, mon boulot, la voiture qui déraille et les gens qui voyagent tout en me morfondant profondément dans l'attente des beaux jours. C'est peut-être le pourquoi du comment ça se fait que j'ai atrocement mal à l'estomac depuis bientôt une semaine. Je n'ai donc pas trop de temps ni de réelle inspiration pour venir ici vous raconter comment je me fabrique tranquillement un ulcère.
Vas-y, explique-leur, Boris.