Un peu de tout dans le même panier...
[Pardon pour ce titre apogée de la nazitude mais il me fait rire.]
Avoir repris la danse m'a fait découvrir plusieurs choses :
1 - J'ai des muscles
OK, ils sont bien planqués mais t'inquiète je les sens bien en rentrant le soir à la maison. Il y en a partout, dans mes jambes, dans mes bras, dans mes pieds et mes chevilles, dans mon cou et même dans mon dos ! C'est fou. Heureusement, mon kiné personnel me masse avant de faire dodo. Et ça les gars, c'est trop de la boulette.
2 - J'ai du gras
Ah, on y vient. C'est là-dessous que sont cachés les muscles en question (voir plus haut). Et ton gras, même s'il te tient bien chaud l'hiver, il est franchement indésirable pour se la jouer ballerine du siècle. Quand ta jambe aimerait bien monter et que ça bloque au niveau des charnières simplement pour cause de trop plein de peau, moi je dis, à bas le gras ! Paie tes complexes, aussi, quand tes voisines de tutu font 30 centimètres de tour de taille et de fesses mais se cachent quand même sous une grosse tunique bien longue alors que toi tu es allée chez Décat exprès pour trouver un shorty rien que pour planquer ta cellulite de fesse.
3 - J'ai des poumons

© Disney Pixar
Ma tête devient violette jusqu'à ce que je comprenne qu'il faut respirer pour survivre. J'ai des poumons, je dois bien les utiliser. Mais souvent, je les cherche. Ils aiment bien jouer à cache-cache, surtout après les sauts et entrechats.
4 - J'ai des cheveux !
Oui, j'ai découvert que j'avais les cheveux longs. Il n'y a pas très longtemps, la vilaine coiffeuse avait fait de moi un petit garçon moche, aujourd'hui mes cheveux font 3 kilomètres de long... La pleine lune, tout ça... Des cheveux, donc, que j'attachais négligemment avec un elastique bête quand ils me prenaient trop la tête. Pour manger, ou pour dormir, par exemple. Facilité. Envie de liberté, cheveux dans le vent, je n'ai besoin de personne en Harley Davidson ? Non, rapport que je suis nulle pour les coiffer. Simplement. Et que je n'y pense pas. Pourtant, j'ai passé une enfance cheveux tressés bien serrés, pas un poil qui dépasse, histoire de ne pas y passer trois heures le soir en démêlage, avec interdiction de défaire ma coiffure en classe. Ce qui m'a valu de me faire appeler Fifi Brindacier pendant assez longtemps. Evidemment, mes copines étaient trop fan et adoraient me prendre pour leur tête à coiffer pendant la récré. Je me faisais engueuler en rentrant (mais je m'en foutais, j'adore me faire tripoter le capillaire).
© Jan Delden/Pressens Bild
Bref, j'ai des cheveux. Ah mes ch'veux mes ch'veux mais qu'est-ce que j'vais faire avec tous mes ch'veux ???! (Florence Foresti powa). La danse m'a rappelée à l'ordre : pour pirouetter bien comme il faut, il faut avoir les cheveux coiffés, sinon ça se barre en sucette au premier tour de tête. Mange ton mur. Donc, j'ai (ré)appris à me faire un chignon. Je fais une belle tresse bien rangée et je la tournicote puis je fixe tout ça avec tout un tas d'épingles à chignon. Sans se les planter dans le crâne. Ca pique. Un petit filet pour éviter les bébés cheveux qui s'échappent et hop, c'est parti pour 2 heures de Bayadère. Je vous collerai une photo pour le résultat. Parfois c'est nickel, bien rond bien stable, parfois ça penche et c'est n'importe quoi. Rapport au chignon fait en 3 secondes parce que le cours a déjà commencé et que je suis encore dans ma salle de bain. Et après, quand tu défais ta tresse, tu as des cheveux de princesse qui donnent envie à ton amoureux d'aller pourfendre les dragons. Et ça, c'est cool.
© Disney Enterprises, Inc.
En attendant, pour celles (et ceux, la longueur capillaire n'étant pas réservée aux filles) qui se galèrent les fesses à faire un chignon, voilà un tuto du secret et ancestral family bun de Timai et Monsieur Lâm. 10 secondes top chrono pour une coiffure top, le tout dans une vidéo qui te colle la patate ! Pour l'instant, ça ne marche pas pour moi, bien que je m'en approche je dois tout de même me planter quelques épingles dans le scalp pour que ça tienne. Mais quel résultat !!